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N icolas Sarkozy a précisé lui-même, hier, en Conseil des ministres, les modalités du coup de pouce pour les bénéficiaires du RMI et de l'allocation de solidarité spécifique (ASS) afin de compenser le niveau élevé de l'inflation.
Les titulaires des minima sociaux, comme le RMI et l'Allocation de solidarité spécifique, toucheront une prime de Noël 2008 améliorée. De 152,45 € à la fin 2007 pour une personne seule, elle passe à 220 €, cette année. Une somme majorée de moitié pour un couple, qui évolue ensuite selon la composition de la famille. Le RMI ayant été revalorisé de seulement 1,6 % au 1er janvier, contre une inflation prévue de 2,9 %, la différence (1,3 % sur douze mois) représente environ 70 euros, qui s'ajouteront au montant de la prime de Noël (152 euros). Revers de la médaille, selon nos informations, la revalorisation du RMI au 1er janvier n'intégrera pas le rattrapage de 1,3 %. Elle se limitera à l'inflation prévisionnelle 2009, soit 2 %, entérinant ainsi une perte de pouvoir d'achat. A l'inverse des retraites et des allocations familiales, la loi n'impose pas de rattrapage automatique l'année suivante, en cas de décalage avec l'inflation prévue. Et, contrairement au souhait de Martin Hirsch, il en ira de même pour le revenu de solidarité active : la compensation d'un éventuel surcroît d'inflation restera optionnelle. Ces annonces ont été faites, hier, par Nicolas Sarkozy. Le président de la République justifie ainsi la majoration : « J'ai décidé d'accorder une prime exceptionnelle pour compenser le retard sur l'évolution réelle des prix, en 2008. » Il s'agit donc de compenser le dérapage de l'inflation, encore plus douloureusement vécu par les moins aisés des Français. Et ce, même si la crise financière vide un peu plus des caisses de l'État déjà bien dégarnies. |