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T RANSPORT. Pour faire face à l’ouverture du marché à la concurrence en janvier 2010, la SNCF va lancer une vaste offensive commerciale et mettre en place des grilles de tarifs très attractifs pour ses TGV.
DÈS LE 1er janvier 2010, le trafic ferroviaire de voyageurs sera ouvert à la concurrence sur les lignes internationales. Mais rien n’empêchera, par exemple sur l’axe Bruxelles-Marseille, un opérateur privé de faire monter des passagers à Paris pour les débarquer à Lyon. Une révolution à laquelle la SNCF se prépare. Et pour cause : si le fret est frappé par la crise, le TGV représente 20% de son chiffre d’affaires mais… 97 % de ses bénéfices. La SNCF va donc lancer, dès 2009, une vaste offensive commerciale. Du monopole à la concurrence. « Nous devons passer de l’ère du monopole à celle de la concurrence », a confirmé vendredi Guillaume Pepy, le PDG de la SNCF, lors d’un séminaire de presse organisé à Megève (Haute-Savoie). Alors que les grandes manoeuvres ont déjà commencé avec, par exemple, le lancement prévu de TGV privés sous la houlette d’Air France-Veolia, la SNCF va jouer de son principal atout. Avec un prix moyen de 42€, inférieur de 50 % à celui des ICE allemands et de 30 % à ceux de l’AVE espagnol, « le TGV est un produit populaire, a affirmé Guillaume Pepy, et nous allons faire en sorte qu’il soit encore plus accessible ». Voyager à trois pour le prix de deux.
Dès l’an prochain, 800 000 places à partir de 25€ seront proposées sur neuf destinations à bord des TGV mis en place le soir pour les départs en week-end. De plus, un demi-million de sièges TGV bénéficieront de tarifs « mini-groupe ». En clair, on pourra voyager à trois pour le prix de deux ou à quatre pour le prix de trois. Et la SNCF s’est fixé pour but de mettre sur le marché huit millions de places à petits prix supplémentaires d’ici à 2012. Et ce, sans débourser un sou, mais en faisant simplement rouler 45 TGV une heure de plus par jour. Des TGV rajeunis et plus rapides.
Le parc des 445 TGV, âgés pour certain d’un quart de siècle, va être rajeuni. Un appel d’offres géant de 7 à 10 milliards d’euros portant sur des centaines de rames sera lancé l’an prochain. D’ici au printemps 2009, les clients de la SNCF pourront donner leur avis sur les TGV de demain. Une chose est sûre : pour réduire encore les temps de parcours, ils devront aller plus vite. Jusqu’au 17 octobre, la SNCF testera sur les voies du TGV Est et du TGV Nord une rame duplex capable d’atteindre 360 km/h, au lieu de 320 km/h au maximum aujourd’hui. De quoi réduire de vingt minutes le trajet Paris-Lyon ou Paris-Marseille !
Marc Lomazzi - leparisien
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