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Le groupe envisage cette possibilité si la crise financière s'aggrave. Il s'agirait de la première diminution de production depuis 6 ans.
Après l'automobile, l'aéronautique pourrait être le prochain secteur à réduire sa production en raison de la crise financière. Airbus l'envisage déjà sérieusement pour 2009, a déclaré Tom Enders, son président. "Nous ne pouvons pas l'écarter à ce stade, ce serait irresponsable et peu crédible si la mesure que nous avons prise visant à suspendre la hausse prévue de la production ne suffisait pas", a-t-il déclaré lundi soir. Airbus fabrique actuellement 36 exemplaires de la famille A320 - celle des monocouloirs - et 10 exemplaires de la famille A330-340 par mois. Il souligne également que son groupe vise toujours 850 commandes cette année pour 470 livraisons et répète que 12 exemplaires du gros porteur A380 seraient remis à leurs propriétaires durant la période. Fort d'un carnet de commandes record de 3700 appareils, le groupe avait envisagé d'augmenter ce rythme, mais y a renoncé le mois dernier compte tenu de la dégradation généralisée de la conjoncture économique et d'un ralentissement attendu de la demande pour de nouveaux avions l'an prochain. Une diminution des seuils de production d'Airbus, si elle devait se concrétiser, serait la première depuis 2002, lorsque le constructeur avait dû s'adapter au changement d'environnement induit par les attentats du 11 septembre 2001. Le patron d'Airbus a par ailleurs qualifié de "bonne idée" un éventuel transfert à Toulouse du siège de sa maison mère EADS, le groupe européen de défense et d'aéronautique, actuellement partagé entre Paris et Munich. Il a cependant précisé que ce transfert n'était pas d'actualité. Des discussions sur un éventuel déménagement à Toulouse d'EADS ont eu lieu à plusieurs reprises par le passé, mais sans jamais aboutir pour l'instant. EADS, créé à l'automne 1999, est une société de droit néerlandais, avec deux sièges, l'un en France et l'autre en Allemagne. |