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rès de la moitié des Français (47 %) se disent proches des idées et des positions du ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, en matière d'immigration, selon un sondage IFOP paru dans le Journal du Dimanche (JDD) du 30 avril.
A la question : "pour chacune des personnalités suivantes, vous me direz si vous êtes proche ou non de ses idées et de ses positions en matière d'immigration ?", 47 % des personnes interrogées se disent proches de Nicolas Sarkozy. Parmi les six personnalités citées par le sondage, M. Sarkozy est celle qui recueille le plus d'opinions favorables même si une majorité (52 %) affirme n'être "pas proche" de ses idées. Un total de 41 % des personnes interrogées se dit proche de Jack Lang (54 % pas proche), 28 % de Dominique de Villepin (68 % pas proche), 25 % de Laurent Fabius (68 % pas proche), 21 de Philippe de Villiers (75 % pas proche) et 20 de Jean-Marie Le Pen (79 % pas proche).L'examen à partir de mardi 2 mai par les députés du projet de loi Sarkozy sur l'immigration sera un temps fort de la semaine, et devrait être l'occasion de débats passionnés entre la gauche et la droite, mais également au sein de l'UMP. Après des responsables religieux, plusieurs députés de la majorité se sont inquiétés la semaine dernière des effets dans les banlieues des déclarations du ministre de l'intérieur, en soulignant un regain de tension dans les quartiers. CRAINTES DE DALIL BOUBAKEUR A ces voix critiques s'est ajoutée, dimanche, celle du président du Conseil français du culte musulman (CFCM) Dalil Boubakeur. Interrogé par Radio-Orient sur le projet du ministre de l'intérieur, M. Boubakeur a répondu : "Si on applique une politique qui soit restrictive, on risque d'avoir l'effet inverse". "Je crains beaucoup l'augmentation du nombre de sans-papiers parce que c'est la porte ouverte à la clandestinité. Et l'irrégularité peut mener à l'économie parallèle, à la délinquance", a-t-il ajouté. M. Boubakeur a rendu hommage aux évêques français qui ont exprimé leurs inquiétudes sur ce texte, discuté à partir de mardi au Parlement : "Cette prise de position est un grand signe de courage et de grand coeur". "La politique, ce n'est pas que des mathématiques, il y a des êtres humains faits de sang. On est tous les mêmes, c'est important que le débat passe sur le plan éthique", a-t-il ajouté. |