PARIS (AFP) - Jack Lang, candidat déclaré à l'investiture du PS pour 2007, a préconisé vendredi une vaste réforme des cotisations sociales car le mode de financement de la protection sociale est devenu "une machine à produire du chômage de masse". Le député du Pas-de-Calais exposait à l'Institut supérieur du management public et politique le contenu de la "révolution fiscale" dont la France a besoin, selon lui.
Il a proposé "d'abaisser massivement les prélèvements pesant sur le travail peu qualifié et de les transférer sur le travail qualifié, ce qui exigera un effort de solidarité important". L'ancien ministre a suggéré "que l'on supprime ce qui reste de cotisations patronales au niveau du SMIC (famille et assurance maladie) et, surtout, que l'on étende les exonérations aux cotisations salariales, ce qui n'a jusqu'à présent jamais été envisagé". Pour financer cette perte de recettes, Jack Lang préconise "un barême progressif des taux". Il propose aussi de chambouler la fiscalité locale. Ainsi, il a recommandé de "mettre fin au scandale des valeurs locatives" en calculant les impôts locaux sur "la valeur vénale" actualisée des biens immobiliers et de prendre en compte le revenu dans le calcul de la taxe d'habitation. Pour "assurer l'égalité des territoires", selon Jack Lang, il faudrait une "mutualisation complète de la taxe professionnelle, qui prendrait la forme d'un impôt national à taux unique, assis sur la valeur ajoutée des territoires". L'ancien ministre a plaidé aussi pour une réforme de la fiscalité du patrimoine, notamment des successions et jugé "urgent de mettre la fiscalité de l'environnement au service du développement durable", en particulier par un "renforcement des écotaxes". |