Le revenu de solidarité active (RSA), défendu par Martin Hirsch, a été voté en première lecture hier à l'Assemblée nationale.
Le projet de loi du haut commissaire aux Solidarités actives a été voté par 306 voix contre 20. Il n'a pas fait le plein des voix à droite (les groupes UMP et Nouveau Centre comptent 340 députés). Le PS, François Bayrou et les Verts ont décidé de s'abstenir. Les socialistes ont motivé leur refus de voter ce texte par le refus du gouvernement de revenir sur le « bouclier fiscal » pour financer la nouvelle prestation sociale. Le PCF, lui, a voté contre. L'examen du RSA est prévu au Sénat le 20 octobre. Le nouveau dispositif a pour vocation de remplacer le revenu minimum d'insertion (RMI), d'encourager financièrement le retour à l'emploi de ses allocataires et de réduire le nombre de travailleurs pauvres (2 millions). Il va être financé par une nouvelle taxe de 1,1 % sur les revenus du capital, qui doit rapporter 1,5 milliard d'euros.
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