Vendredi 30 juillet

Dernière mise à jour:14 - 05 - 2010 à 01:29 CEST

La bourde d’Obama

Présidentielle américaine
Sarah Palin, colistière de John McCain dans la course à la présidentielle américaine, interviewée par Charles Gibson.

You CAN PUT lipstick on a pig, it’s still a pig » : « Vous pouvez mettre du rouge à lèvres sur un cochon, cela restera toujours un cochon. »

 

Lors d’un meeting donné mardi soir dans l’Etat de Virginie, cette vieille expression américaine venait à peine de sortir de la bouche de Barack Obama qu’aussitôt le candidat démocrate à la présidence s’est vu accusé de sexisme par les responsables de la campagne de John McCain. Pour les républicains, il ne fait aucun doute que les propos du sénateur de l’Illinois étaient adressés à Sarah Palin, la colistière de John McCain. Lors de son discours d’introduction à la convention républicaine, la gouverneur de l’Alaska avait pourtant elle-même déclaré que la seule différence entre une mère de famille qui accompagne ses enfants au hockey et un pitbull était le rouge à lèvres.

Sarah Palin sur toutes les unes


Mercredi matin, le sénateur de l’Illinois s’est indigné de ce procès de mauvaise intention, précisant que l’expression était en référence au manque de nouveauté dans le programme de son adversaire. Cette polémique électorale braque une nouvelle fois les projecteurs des médias sur Sarah Palin. En deux semaines, la colistière de McCain est devenue une célébrité. De « People » à « Newsweek », en passant par « Times Magazine », l’ensemble des médias américains se passionne pour la gouverneur de l’Alaska. « Il y a eu l’effet Obama, nous avons maintenant l’effet Palin, souligne le professeur Bruce Gronbeck, expert en politique américaine à l’université d’Iowa. Sa nomination comme candidate à la vice-présidence a affaibli l’aura d’Obama. Elle est jeune, elle est conservatrice dans sa politique, ce dont McCain a besoin pour séduire la base du Parti républicain et le vote féminin. »
L’effet Palin au sein de la campagne présidentielle se fait ressentir chez les républicains, mais aussi chez les démocrates. En pleine déprime dans les sondages au début de l’été, John McCain connaît un second souffle et est désormais à égalité avec Barack Obama, voire en avance. Quant au candidat démocrate, conscient de sa soudaine baisse de popularité, il délivre des discours plus virulents et n’hésite plus désormais à attaquer personnellement son adversaire. A condition de ne pas dépasser certaines limites…

Pascal Giberné

Rédigé par :
 


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