Sous peine de connaître une terrible désillusion contre les Serbes.
Abandonner un système voué à l’échec
AUJOURD’HUI, pour l’équipe de France, le 4-4-2 est synonyme de défaite. C’est le système de tous les derniers revers : par deux fois face à l’Ecosse (1-0), contre l’Argentine (1-0),en Espagne (1-0), à l’Euro face aux Pays-Bas (4-1) et à l’Italie (2-0) et enfin le week-end dernier en Autriche (3-1). A chaque fois, cette configuration s’est révélée décevante, sans
profondeur, sans animation. Les hommes de Domenech ont certes déjà gagné comme cela, contre les Iles Féroé ou la Lituanie. Mais c’est un schéma qui n’est pas adapté aux joueurs qui
composent le groupe. Thierry Henry, par exemple, a toujours été plus à l’aise seul en pointe ou avec un meneur de jeu placé haut derrière lui plutôt qu’à côté d’un autre attaquant
(Benzema, Anelka, Cissé ou Trezeguet).
Les Bleus n’ont jamais vraiment pris le contrôle des matchs en jouant de cette manière, confirmant qu’ils étaient mieux armés pour pratiquer le contre. En prenant ces indications
en compte, le retour au 4-2-3-1, qui a fait les beaux jours de la France version Zinedine Zidane, s’impose.
Dans le marasme actuel, les Tricolores doivent revenir à ce système pour ce défi déjà ultra-important face aux Serbes. Des espaces béants Pour, d’abord, retrouver des certitudes.
Les dernières bonnes performances collectives tricolores, face à l’Italie (3-1), à la Géorgie (1-0) ou à l’Ukraine (2-0), lors de la première partie des éliminatoires du dernier Euro,
ont été accomplies avec cette organisation-là. De Thierry Henry à Samir Nasri en passant par Sidney Govou et Lassana Diarra, les joueurs connaissent parfaitement les consignes que
réclame cette configuration et ont les qualités pour évoluer de la sorte. Ensuite, pour trouver des idées neuves et de la diversité. En 4-4-2, il faut passer par les ailes, ce que les
Tricolores ne savent pas faire. Le 4-2-3-1 offre plus de possibilités en attaque où les options se révèlent plus nombreuses et donc le jeu moins stéréotypé.
Pour retrouver de l’équilibre et une solidité défensive. Les Bleus viennent d’encaisser onze buts lors des quatre derniers matchs ! Ils ont laissé des espaces béants à leurs adversaires,
avec des milieux excentrés quine se replientpasdutout,des défenseurs qui jouent trop bas et trop d’écart entre les lignes. Le 4-2-3-1 leur permettra d’être plus compacts et mieux organisés.
C’est le système parfait pour contrer la Serbie. Car l’important sera de ne pas prendre de but et de jouer vite vers l’avant pour déstabiliser une équipe qui viendra au Stade de France
chercher un match nul.
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