Plus elles sont diplômées, plus elles sont victimes de discriminations à l'embauche : voilà le paradoxe qui frappe les jeunes femmes issues de l'immigration ou des minorités visibles.
Affligeante, la raison est simple : « on ne les attend pas aux postes à responsabilité auxquels elles prétendent », déplore Carole Da Silva, directrice de l'AFIP (Association pour favoriser l'intégration professionnelle). Lors du colloque organisé par l'association fin janvier, le film « La barrière des préjugés », réalisé par l'AFIP, est venu appuyer là où ça fait mal, en montrant quelques scènes de pratiques discriminatoires inspirées de cas réels. Des situations douloureuses qui conduisent de plus en plus de jeunes diplômées (à partir de bac+2) issues des minorités visibles ou de l'immigration à recourir aux services de l'association, ouverts aussi à leurs homologues masculins. Au programme : accompagnement personnalisé, ateliers de pré-recrutement avec des entreprises partenaires, parrains prêts à ouvrir leur carnet d'adresses... Autant de moyens pour reprendre confiance, valoriser ses compétences et affronter les préjugés.